29 avr. 2017

De la bio à Palavas ! (2-8 avril 2017)

Malgré un peu de mauvais temps, j'ai pu faire 3 plongées début avril à Palavas avec Bulles PlongéeCe n'est pas grave dans quelques mois j'aurais bien d'autres occasions de me rattraper 😛

Ce fut l'occasion pour moi d'identifier de nouvelles espèces que je n'avais jamais observées, telles que des Salpes par centaines voire milliers lors de la descente et remontée, un nudibranche Godiva orange, qui est de la même famille que la Godiva quadricolore que j'avais observée dans l'étang de Thau et dont j'ai rédigé la fiche DORIS (cliquez ici), une éponge à ventouses jaune (Clione jaune) qui est semble t-il rare en Méditerranée, ou encore une Gorgone orange avec son aspect buissonnant, et enfin une Berthelle occelée, avec de nombreux tubercules translucides, blanchâtres et cerclés de blanc.

J'ai également identifié des espèces que j'ai croisées de nombreuses fois sans pour autant m'attarder sur leur identification, comme la rose des mers qui forme un joli bouquet rouge, les alcyons de Méditerranée de couleur rouge, orange ou jaune avec leurs polypes blancs translucides, ou encore l'Alcyon épineux qui est blanc et translucide.

Côté Gopro, je continue d'essayer de faire un peu de macro, avec quelques réussites sur un joli vert plat rose, une Doris de Villefranche et une Galathée bicolore.

Et bien sûr, c'est toujours un régal de revoir les incontournables poulpes, langoustes, etc... que je ne présente plus 😀

Tout cela bien évidement montré dans la vidéo ci-après !  🎬   🎥

Stage apnée avec Umberto Pelizzari - Aqua92 (18&19 Mars 2017) et le mur des 12m

J'ai passé une grande partie d'un week-end dédié à l'apnée et avec une légende de ce sport, l'immense Umberto Pelizzari (multiple recordman du monde et élève de Jacques Mayol) !

Ce stage, à la fois théorique et pratique, plutôt destiné à des débutants, permet de s'exercer à différentes disciplines de l'apnée en mettant en pratique les connaissances apprises.

Les disciplines travaillées :
- Apnée statique (retenir sa respiration à l'horizontale, la tête dans l'eau)
- Apnée dynamique (parcourir une distance à l'horizontal, avec ou sans palmes)
- Poids constant (descente à la verticale avec ou sans palmes)
- Poids variable (descente à la verticale avec une gueuse comme dans le Grand Bleu)
Pas d'autre légende à ajouter :-)
Pour ma part j'étais très enthousiaste à l'idée de descendre dans la fosse de 20m, mais j'étais loin de m'imaginer que cela serait si difficile. En effet, j'étais incapable de dépasser les 12m, non pas parce que je n'avais plus d'air ou envie de remonter, mais parce que je n'arrivais pas à équilibrer mes voies aériennes, mes sinus frontaux en particulier me faisaient mal. Si bien qu'après quelques descentes, je remontais dès les 7-8m car je ressentais une gène et je ne voulais pas forcer d'avantage. 

Ce fut une grande déception pour moi et le début de beaucoup de réflexion !

Comment se fait-il que je n'ai aucun problème d'équilibrage en plongée avec bouteille ? Est-ce parce que j'avais les sinus bouchés sans que je ne m'en rende compte ? Est-ce que j'ai un problème d'équilibrage tête en bas car mes trompes d'Eustache seraient courbées ? Ou bien parce que je m'y prends mal ? etc, etc...

En plongée avec bouteille on a constamment de l'air à disposition, et il est facile de faire une valsalva (se pincer les narines et souffler par le nez) pour équilibrer les oreilles. Or, j'apprends lors du stage que cela est impossible à faire en apnée, tête en bas, au-delà de 10m (12-14m grand maximum). Ce n'est donc pas cette technique qu'il faut utiliser pour aller jusqu'à 20m, il faut essayer autre chose, la technique de Frenzel. 

Cette technique consiste à utiliser l'air qu'il y a dans la bouche et les voies aériennes pour réaliser l'équilibrage. On n'utilise plus l'air des poumons et on ne fait plus travailler les abdominaux pour souffler par le nez ! Cela prend son sens quand on comprend que, contrairement à la plongée en bouteille, où nos poumons sont fréquemment remplis d'air, l'air des poumons en apnée se contracte et devient plus dense lors de la descente. Ainsi, il devient de plus en plus difficile de souffler par le nez en contractant ses abdominaux, jusqu'à que cela devienne impossible à partir d'environ 10m. Le volume d'air dans les poumons étant déjà 2 fois plus petit qu'à la surface.

J'ai donc travaillé cette technique un long moment avec un moniteur, sans toutefois y parvenir. Le fait de ne pas avoir mal aux oreilles mais aux sinus du front laisse penser que j'avais sans doute les sinus obstrués ou bouchés ce jour là. Ou alors mon Frenzel rime plutôt avec Bretzel 😝

Mais je ne vais pas lâcher l'affaire, cela sera à confirmer lors d'une prochaine fosse dans quelques semaines ! 😀

Dans tous les cas, je recommande très fortement ce stage, l'équipe encadrante est au top et très à l'écoute. C'est un excellent moyen de progresser, de se rendre compte des difficultés, des obstacles, et donne des moyens de pouvoir les franchir.


Un grand merci à Umberto ainsi qu'à tous les excellents moniteurs présents qui ont rendu ce stage très riche et pertinent !

PS : pour plus de détail, vous pouvez me poser vos questions en écrivant un commentaire ci-dessous.

La vidéo du stage : cliquez ici (réal. Alizée Chiappini)
Présentation de la fosse AQUA92 - UCPA de Villeneuve-La-Garenne (vidéo de 2015) :
Le maestro en action
La gueuse de Lionel Hennebert (ABYSSEA)
Merci Umberto !