25 nov. 2017

Plongées sur des épaves à Hyères avec Isanthea et Mio Palmo (18-19 Nov)

C'est parti pour un week-end spécial épaves organisé par Isanthea avec Mio Palmo à Hyères !

Au programme, 4 épaves (cf. ci-dessous) et le passage de la spécialité Wreck diver PADI. Les conditions étaient parfaites, pas de vent et un grand soleil ! Le température de l'eau au fond oscillait entre 16 et 18°C, une combinaison semi-étanche fait bien l'affaire.


LES EPAVES :

 - Le Ferrando (-26m) Epave très dégradée, idéale pour une première plongée. Un filet de pêche est accroché à l'épave et des poissons doivent sans doute encore s'y prendre dedans (poisson mort vu juste à côté).

 - Le Cimentier (-14m) Epave facile avec la possibilité de rentrer dans les 2 pièces encore intactes. Ce fut l'occasion de mettre en pratique la pose et dépose du le fil d'ariane sur différents points d'accroche avec des marqueurs de direction. Autour de l'épave se trouve de beaux reliefs bien garnies de posidonies. 

 - Le Michel C (-40m) Epave profonde et de grande taille. La descente sur la proue est impressionnante. On y a observé des congres, des murènes, une langouste juvénile et de nombreux anthias. 

 - Le Marcel (-33m) Seule la proue est conservée, le reste est bien dégradé mais cette épave réserve bien des surprises ! La vie y est très riches avec de nombreux congres, des langoustes, galathées bicolores, murènes, poulpes, crevettes... le tout dans un nuage de sars à tête noire et sur un périmètre peu étendu, un régal !

La région est bien connue pour bien d'autres épaves qui sont mythiques (le Donator, le Rubis, le Grec...). C'est certain, il faudra y retourner en 2018 une fois mon niveau 3 dans la poche ! 😎👌

La vidéo  à voir en HD avec le son :
Quelques photos prises par Patrice :
3 nouveaux PADI Wreck divers


Une nouvelle fiche DORIS publiée : le Rémora des cétacés !

Après la Godiva quadricolore de l'étang de Thau et les gorgones à grande envergure de l'indo-pacifique, je me suis attelé à la rédaction de la fiche du rémora des cétacés. Animal que je connaissais très peu et qui à des particularités très étranges !

Et je le répète, rédiger des fiches DORIS est à la portée de tous, et est un excellent moyen d'acquérir ou d'approfondir ses connaissances en biologie marine !

Je m'attaque maintenant à la fiche d'une toute petite étoile de mer, l'astérie naine des posidonies ! A suivre... 😀


→ La fiche DORIS du Rémora des cétacés.


Stage Freediving avec Pierre FROLLA à Calvi (15-16-17 Sept)

Après les cours et les stages en fosse à 20m en piscine, il était temps de s'exercer en mer !
Et pas n'importe comment, ni n'importe où ! Cela s'est passé mi-septembre à Calvi en Corse, lors du stage Freediving avec le champion du monde Pierre Frolla !

Le stage de 3 jours se déroule au sein du club Calvi plongée et avec le support du club Bastiais Borgosub freediving. A noter qu'une combinaison est donnée gratuitement par Pierre Frolla, et elle est franchement confortable et belle !  
Les conditions météos n'étaient pas top (du vent et de la grisaille) mais l'eau était encore chaude (22-23°C). Les plongées se font toutes sur le site de la Revellata qui est relativement protégé du vent. Nous n'avons donc pas pu plonger sur l'épave d'avion B17 (-28m), ce qui aurait été fantastique ! 😕

A chaque fois, 5 ateliers d'environ 20min avec au programme: brasse, immersion libre, poids constant bi-palmes, sauvetage, et poids constants ondulation.

Pour ma part, j'aurais préféré des ateliers plus long et moins variés afin de prendre le temps de bien travailler. Par exemple, faire plus de poids constant bi-palmes et afin de pouvoir corriger ma position, essayer de mieux compenser et aller plus profond.

Malgré tout, j'ai pu dépasser plusieurs fois les 20m et aller jusque 26m.

D'ailleurs, pour la petite histoire, il faut bien faire attention à la façon de pincer son nez. Je me suis aperçu pendant le stage que je pinçais mal mon nez au travers du masque, un peu d'air s'échappait à chaque compensation qui du coup n'était pas très efficace. Dès lors que j'ai corrigé cela, j'allais plus profond et plus facilement. Cela peut paraître bête mais on n'y fait pas forcement très attention sur l'instant !

En conclusion, j'attendais beaucoup plus en terme d'apprentissage et de technique comme j'ai pu en recevoir lors de précédents stages en piscine, mais je suis quand même satisfait d'avoir pu réaliser mes premières descentes en mer. C'est un stage plutôt réservé à des non débutants souhaitant enchainer des ateliers et des descentes. 

Quelques photos :
 

28 août 2017

Le jeune mérou de Palavas avec Bulles plongée - 3 arches (27 août 2017)

On en avait entendu parler, vu quelques photos mais on n'y croyait pas vraiment. En effet aucun mérou n'avait été observé entre Palavas et Port-Camargue, voire même jusque Agde ! Alors un mérou sur le site des 3 arches, entre Palavas et Carnon, il fallait vraiment le voir pour le croire !

La 1ère observation a semble t-elle été faite il y a déjà un an, et voilà que cette année il est observé à plusieurs reprises par des plongeurs, et assez récemment chez Bulles Plongée, photo à l'appui.

Dimanche 27 août, alors que mes enfant font une plongée avec Denis sur les 3 arches, je plonge avec mon binôme Olivier pour essayer de le trouver sur ce fameux site.

Et bingo, je le repère du coin de l'oeil, près des rochers, et je vois bien qu'il m'avait lui aussi repéré, et bien avant moi ! Le temps de déclencher la caméra et de faire signe à Olivier, que ce petit mérou avait déjà filé entre les rochers ! On tente néanmoins de le filmer dans la faille mais elle est assez étroite avec des anémones dans le champ de vision. Par moment il sortait un peu puis rentrait rapidement se cacher. Après une bonne partie de cache-cache, sans vraiment savoir si les vidéos prises seront à peu près exploitables, on le laisse tranquille pour aller chercher quelques poulpes 😀 

Après la plongée, mon fils Adrien me raconte qu'il a vu un lièvre de mer ! Chose que je n'ai pas encore vu ici. Cette après-midi là était décidément bien riche en surprises 😀

La vidéo:

La fiche DORIS du mérou brun

24 août 2017

Epave du ponton grue à Port-Camargue avec Poseidon plongée (15 août 2017)

Me voilà enfin installé dans la région de Montpellier ! 😄😎

Je vais pouvoir plonger beaucoup plus souvent, plus régulièrement, acquérir plus rapidement de l’expérience, découvrir et observer de nouvelles espèces, perfectionner mes prises vidéos et découvrir et d’explorer de nouveaux sites sur toute la côte méditerranéenne. Je crois que cela s’appelle le bonheur aquatique 😀

J’avais entendu parler de la présence de quelques épaves intéressantes du côté de Port-Camargue, près de la pointe de l’espiguette. C’est donc là-bas que je décide de tremper mes palmes pour en découvrir l’une d’entres-elles, le Ponton Grue !

Je prends ainsi contact avec Stéphane du centre Poséidon plongée, avec qui j’avais plongé il y a presque 2 ans jour pour jour lors de ma formation Niveau 1 à Palavas chez Bulles Plongée !

L’épave est un ponton-barge de travail en acier avec un petit château. Elle a les dimensions approximatives de 20 m de long sur 7-8 m de large et 4,5 m de haut, reposant à 15 m de fond.

La visibilité s’annonçait exceptionnelle depuis la surface mais une fois au fond elle était assez moyenne. Néanmoins, cela ne fut pas gênant pour observer la vie sous-marine.

Autour de l’épave, des rougets, des castagnoles juvéniles avec leur bleu électrique, des étrilles, plusieurs congres de bonne taille, accompagnés de crevettes de différentes sortes : les crevettes nettoyeuses, les crevettes bouquet, et une crevette jaune cavernicole qui n’a jamais voulu se montrer entièrement face à ma caméra 😔  et enfin quelques araignées ridées que j'observais pour la 1ère fois.

A l’intérieur, une belle mostelle, des petites cigales, des galathées bicolores et des langoustes pas farouches, le tout très facilement observable. Je pouvais parfois voir en même temps des cigales, des langoustes et des galathées ! Et bonus, j’ai vu un homard bien enfoui sous une des tôles posées au fond de l’épave.

C’est une épave facile, riche et je me suis bien régalé. C’est certain, je reviendrai pour aller explorer les autres épaves du coin (le Derna/Italien, l’Embla /Suédois, le remorqueur).

Et pour ce qui est des autres épaves du Languedoc-Roussillon, j’ai trouvé une liste très intéressante... 😋😎😛
http://www.midilibre.fr/2013/08/10/ces-dix-epaves-de-reve,744446.php

La vidéo, en musique, de la plongée !

29 juil. 2017

Stage apnée Guillaume Nery à Aqua92 (Juillet 2017) et mon combat avec Frenzel !

C’est avec à la fois beaucoup d’envie et de motivation mais aussi d’appréhension que j’aborde ces 2 fois 3 jours de stage à Aqua92 avec une grande star française du freediving, Guillaume NERY.

(Photo Alex VOYER)
En effet, je m’étais rendu compte lors du stage d’Umberto PELIZZARI (article ici), au mois de mars dernier, que je n’arrivais pas à dépasser les 12m de profondeur, non pas à cause d’un manque d’air, mais parce que j’étais incapable de compenser mes oreilles. C’était vraiment frustrant et décevant de ne pas pouvoir aller toucher le fond de la fosse à 20m. Néanmoins, j’avais compris une chose importante, la technique classique de compensation, dite de Valsalva (se boucher le nez et souffler par le nez pour entendre un clic dans les oreilles), ne marche pas pour aller plus profond qu’environ 12m pour moi. Evidemment, le problème avec cette technique d’équilibrage des oreilles ne se pose pas en bouteille pour aller beaucoup plus profond puisqu’on a continuellement de l’air à disposition.

Depuis ce stage, je me suis beaucoup renseigné sur la technique dite de Frenzel qui permet de pouvoir compenser différemment et ainsi passer cette barrière des 12m et aller plus profond. Cette technique consiste à pousser l’air dans les voies aériennes, plus précisément dans les trompes d’Eustache, non pas en poussant avec le ventre (Valsalva) mais avec l’arrière de langue, cela avec l’épiglotte fermée alors qu’elle est ouverte en Valsalva, et enfin avec le voile du palet ouvert... Quand on lit ça la première fois, c’est loin d’être clair et pas évident sur comment l’appliquer.

Je me lance ainsi dans la lecture de nombreux articles sur internet, je visualise des schémas, je regarde des vidéos sur YouTube, ect… J’essaye quotidiennement des exercices à faire hors de l’eau, chez soi, parfois même plusieurs fois par jour pour essayer de trouver le truc, le déclic qui va me permettre de franchir cette barrière. Le pire à ce moment là c’est de voir c’est que certaines personnes arrivent à utiliser cette technique parfois sans le savoir, de façon naturelle, ahhhhh !

Mon Frenzel rime pour le moment avec Bretzel, une brelle en Frenzel 😟 😛

Mais je m’accroche et je garde espoir. Depuis ce stage, je suis retourné plusieurs fois dans la fosse, notamment dans le cadre de ma formation PADI Freediving avec l’école Isanthéa. A chaque fois, impossible de bien équilibrer à partir de 10-12m, et même parfois avant vers 7m. On arrive en juin, le stage Guillaume NERY approche et la frustration commence à bien s’ancrer en moi. Mon formateur, Patrice, met en œuvre des exercices spécifiques pour me permettre d’y arriver mais pour le moment en vain. Rien à faire, mais voilà qu’une lueur d’espoir apparaît, quelques jours avant le stage ! Lors d’une dernière descente dans la fosse à 10m, poumon presque vide, tête en eau, je parviens à équilibrer avec le peu d’air qu’il me reste en bouche et sans la moindre gêne aux oreilles ! J’essaye de répéter le geste tous les jours, matin, midi et soir afin que cela devienne facile. Je constate à ce moment là que baisser la tête, en rentrant le menton, semble bien plus efficace.

Je n’avais pas l’occasion de tester cela dans l’eau avant le stage alors ça sera pendant, d’où à la fois ma motivation et mon appréhension avant le stage Guillaume NERY afin de pouvoir en découdre avec ce satané Frenzel et manger ce Bretzel au goût amer !!!

Le jour J arrive, c’est parti pour 3 jours avec Guillaume NERY accompagné de moniteurs expérimentés que j’avais déjà croisés lors du stage avec Umberto.
Nous sommes environ 30 participants venant d’un peu partout en France, répartis en 4 groupes sur différents ateliers (dynamique, statique, fosse à 10m et fosse à 20m).
Micka-Guillaume-Pascal
Vidéo :  Guillaume Nery s'amuse dans la fosse !
Me voilà dans la fosse à 20m, prêt à me tester, c’est l’instant de vérité après des mois à chercher le déclic et en n’ayant trouvé qu’une hypothétique solution. Je me dis même que ma poursuite dans le freediving dépendait de cette descente, j’étais proche de l’abandon !!!

Je me lance, je passe d’abord les oreilles en surface en Valsalva et je descend le long du câble en équilibrant ensuite très fréquemment avec Frenzel. Je passe 5m, 10m, tout va bien, je sens que j’équilibre bien, 15m toujours aucune gêne, 20m je suis au fond et avec des oreilles parfaitement bien équilibrées, l’incroyable s’est produit ! Je sens alors un sentiment de joie intérieure très fort et très puissant m’envahir, je remonte alors avec le sentiment que je vais passer un super stage !

Avec cette contrainte en moins, je répète plusieurs descentes à 20m, en me focalisant sur le départ, l’intensité et la fréquence de palmage sur les 12 premiers mètres pour ensuite arrêter de palmer et être en chute libre. Je m’essaye aussi en free immersion (immersion libre), c'est-à-dire en descendant le long du câble avec les mains, sans palmes. Je teste également avec un pince nez, donc sans masque, et je découvre de nouvelles sensations incroyables !

Fort de ma nouvelle capacité à compenser, je tente avec succès de descendre à la brasse, sans palme. Au-delà de la technique de nage, c’est un bon exercice pour la compensation car je me rend compte qu’il n’est pas utile de compenser trop fréquemment, le faire après chaque mouvement de brasse était suffisant pour aller jusque 20m.
Vidéo De mes descentes avec palmes et à la brasse
Enfin, je descend également à 20m avec la gueuse Abysséa de Lionel. Ca descend vite mais aucun problème pour compenser ! Après quelques explications, j’ai pu piloter moi-même tout seul la gueuse et gonfler le ballon à 20m. C’est vraiment un système très efficace et d’une grande simplicité !

Ca y est, avec plusieurs dizaines de descentes à 20m, je peux enfin dire je l’ai mangé le Bretzel !!! 😎

Lors du stage, j’ai découvert la monopalme et la technique d’ondulation. La propulsion est plus puissante et nécessite moins d’effort en comparaison avec les bi-palmes. Et pas de doute, c’est une pratique de l’apnée que j’ai très envie d’explorer par la suite !

Vidéo de ma descente à 20m filmée par Guillaume himself !
On s’est bien entendu exercé en apnée statique, qui est complémentaire à l’apnée dynamique ou en profondeur. Et après des exercices spécifiques de relaxation et de respiration, j’ai battu mon record personnel en dépassant pour la 1ère fois la barre des 5 minutes (5’04 contre 4’50, mon record précédent) ! Pour la petite histoire, on s’était entraîné la veille en statique et la musique du grand bleu nous accompagnait sous l’eau. Pour mon record, il n’y avait pas de musique mais je l’ai rejouée dans ma tête en m’imaginant survoler la mer puis plonger dedans… C’est assez difficile d’expliquer ce qu’il se passe dans la tête pendant une apnée statique, il y a des phases de déconnexion, reconnexion avec le temps qui passe, des images qui défilent (souvent les mêmes), des sons, des sensations sur la peau, le visage, puis vient l’envie de respirer avec les spasmes ou contractions qu’il faut accepter tout en étant relâché au maximum afin de gagner encore du temps. Lors de cette apnée, je me suis rendu compte que j’avais la mâchoire serrée, je l’ai donc relâché et cherché à éliminer la moindre tension qui pouvait subsister dans tout mon corps mais je sais qu’il en reste encore beaucoup. Tant mieux, cela veut dire que j’ai encore une marge de progression dans cette pratique !😀

Ce stage s'est réalisé dans une très bonne ambiance et en sécurité avec des moniteurs au top. Guillaume NERY est très accessible, sincère, fun et il avait vraiment l’air heureux de partager sa passion et son expérience avec nous !

Les choses sérieuses vont maintenant commencer avec mes premières plongées en apnée en mer mi-septembre lors d’un stage de 3 jours à Calvi avec un autre champion, Pierre FROLLA !!!

A SUIVRE … (article ici) !

Vidéo La dernière descente du stage avec tous les participants
Les sublimes photos d'Alex VOYER prises lors du stage :

Mes 2 nouvelles fiches DORIS publiées (Gorgones géantes) et les autres !

Après ma 1ère fiche DORIS sur la Godiva quadricolore observée dans l'étang de Thau, j'ai rédigé 2 nouvelles fiches sur des Gorgones géantes (du genre Annella) que l'on peut observer, non pas à Palavas-Carnon 😝, mais de la mer Rouge à tout l'Indo-Pacifique dont la Nouvelle-Calédonie.

En effet, je trouve que c'est un excellent moyen de se plonger dans la littérature et acquérir rapidement de nouvelles connaissances sur une espèce donnée, mais aussi sur sa famille et jusqu'à son embranchement en général ! Cela est tout à fait complémentaire aux cours de biologie marine que j'ai suivi au sein de l'association Asnières Sub'plongée pour obtenir le niveau 1 (PB1) de plongeur biologiste, et me prépare ainsi à la formation de plongeur biologiste niveau 2 (PB2) que je souhaite suivre cette année avec de la commission Bio et Environnement de l'Hérault FFESSM.

Après un mollusque de l'ordre des nudibranches, je souhaitais travailler sur un autre embranchement, celui des cnidaires, de l'ordre des alcyonacés. A ce titre j'ai mutualisé mes recherches en travaillant sur 3 fiches simultanément, du même ordre, dont 2 du même genre (Annella). La 3ème fiche, la Gorgone noueuse jaune (Melitahea caledonica) est d'ailleurs en cours de relecture finale et devrait être bientôt publiée ! 😀


Une autre fiche est également en cours de relecture, cette fois sur un poisson étrange qui se colle à d'autres espèces pour se nourrir, le rémora des cétacés (remora australis).
Enfin, j'envisage de travailler prochainement sur un corail mou que l'on observe parfois abondamment du côté de Palavas, l'alcyon épineux.
Et ensuite ? Peut-être un échinoderme, ou revenir sur les nudibranches que j'affectionne tant...😍

1 juin 2017

Festival de nudibranches and co. à Palavas (25 & 26 Mai 2017)

J'ai pu réaliser 2 nouvelles plongées les 25 & 26 Mai à Palavas avec pour objectifs de trouver de nouvelles espèces que je n'avais jamais observées, mais aussi de mieux filmer la Godiva orange qui m'avait échappée en avril dernier. Et en plus avec mon super binôme Olivier, accompagné de Stéphane puis Eric.
Sites
- Le tombant du large (13m) 
- Le Coulombray (23m)

Et je fut gâté, avec de nombreuses Marionias et Tritonias striées qui sont des nudibranches de la famille des Dendronotacées et dont les caractéristiques sont bien différentes des Doridiens (Doris tricolore, Doris dalmatienne, ...) et des Eolidiens (Flabelline mauve, Godiva quadricolore). 
Marionia à gauche et Tritonia striée à droite
Egalement des Doris célestes que j'ai d'abord pris pour des Doris tricolores. La différence entre les 2 espèces n'est pas évidente lorsque les taches blanches (habituelles mais non systématiques) des Doris tricolores ne sont pas présentes. Et pire lorsque les branchies ne sont pas bien visibles...
Néanmoins, les principales différences sont les suivantes :
- Le dos de la Doris céleste a une fine ligne blanche, alors que celui de la Doris tricolore à une ligne jaune médiane et quelques taches blanches-jaunâtres ;
- Les branchies de la Doris céleste sont uniformément bleues, alors que celles de la Doris tricolore ont une petite ligne jaunâtre sur chaque branchie
Quelques belles Doris de Villefranche cette fois de grande taille et souvent proches les unes des autres.
Et enfin mieux filmer une Godiva orange qui est de la même espèce que la Godiva quadricolore que l'on peut observer à l'étang de Thau (et dont j'ai rédigé la fiche DORIS 😛)! 
J'ai aussi pris le temps d'observer de plus près une étoile de mer glacière en mouvement et filmer ses podias, qui sont de véritables pieds tentaculaires utilisés également par les oursins, les concombres de mer (holothuries), les ophiures et autres espèces de l'embranchement des échinodermes.
Egalement une Claveline à la tunique transparente. A l'intérieur, la "tige" que l'on voit est en fait un ensemble de boules d'excréments prêtes à être expulsées par le siphon cloacal de l'ascidie.
J'ai voulu filmer et faire des photos des Alcyons épineux, qui sont blancs et translucides, mais sans succès. Cela pour illustrer la fiche DORIS que je rédige actuellement à ce sujet mais tant pis, cela sera pour une prochaine fois.
D'ailleurs, en observant de drôles de petits bouquets marrons je me suis longuement interrogé sur ce que cela pouvait être. Ascidies ? Anémones ? Eponges ? Grâce à Facebook et DORIS, j'ai appris qu'il s'agissait d'Alcyons bruns dont les polypes étaient rétractés. Pas simple, d'autant que cette espèce est rarement observée. Ma photo a ainsi été ajoutée à sa fiche DORIS. 
Un Violet (ou Biju ou patate de mer) qui paraît-il se mange...😨
Et pour finir un coucou à mes amis les poulpes qui aiment vraiment les parties de cache-cache !😆
Coucou !
La vidéo

20 mai 2017

Sortie Bio ASP à Marseille (13-15 Mai 2017)

Tout au long de l'année avec l'association ASP (Asnières Sub Plongée), j'ai pu acquérir et approfondir mes connaissances du milieu sous-marin grâce à la vingtaine de cours de biologie sous-marine dispensés par les formateurs bénévoles. On a ainsi pu parcourir chacun des embranchements (végétaux, mollusques, cnidaires, échinodermes, bryozoaires, ect...), détailler les différents modes de reproduction, les habitats, les biotopes, les modes de communication, etc... le tout avec des images et vidéos en support, et toujours dans la bonne humeur ! 😀

Ce long week-end de trois jours à Marseille (club Atoll plongée) avait donc pour principal objectif de finaliser et valider le niveau 1 de plongeur biologiste FFESSM. C'était aussi pour moi l'occasion de plonger pour la 1ère fois dans les calanques de Marseille et ainsi de découvrir de nouveaux sites et observer de nouvelles espèces !

Je vous le garanti, le plaisir est vraiment décuplé quand on sait mieux reconnaître et identifier les espèces qui nous entourent !

Et les plongées à Marseille en étaient une excellente démonstration, d'autant que les sites étaient vraiment très riches (liste ci-dessous) !

J'ai pu ainsi rencontrer des mérous, des murènes, des mostelles, de nombreux poulpes, langoustes, de gros chapons et des seiches dont une en pleine eau et l'autre dans une cavité. On a même pu apercevoir un poisson lune à la surface depuis le bateau !

Parmi les espèces que je n'avais jamais observées, je citerai d'abord les barracudas, vu 1, puis 4 et enfin tout un banc ! Une salmacine, dont le défi du week-end était d'identifier son embranchent. En observant à la loupe cette pelote blanche fixée sur une gorgone rouge, on comprend qu'il s'agit d'une colonie d'annélides (vers).
Les gorgonocéphales au design très caractéristique et dont j'ai appris que c'était une espèce du même embranchement que les oursins et étoiles de mer, et plus précisément de la même classe que les ophiures. Une flabelline blanche puis une nuée de doris celestes, que j'ai d'abord pris pour des doris tricolores juveniles. De très nombreuses gorgones jaunes avec de magnifiques bancs de chinchards et sardines. Et j'ai enfin posé mon regard sur un végétal nommé monnaie de poséidon avec ses petits disques verts.

Ce n'est évidement qu'un petit aperçu et il reste bien d'autres espèces à découvrir. Tant mieux car je compte bien y retourner ! 😎👌

Merci aux formateurs ASP Sarah, Ghislaine, Anne-Solène et Jan
Merci et bravo à mes collègues Yannick, Patrick et Anne-Marie qui ont passé ce niveau avec moi.
En plein examen
Les sites :
- Anse de Pouare (24m)
- Pierre de Briançon (24m)
- Les Moyades (39m)
- La grotte à Perez (30m)
- L'impérial du milieu (38m)
- Les Pharillons (30m)

La vidéo (à regarder en HD avec le son)

Quelques photos :